La cruauté de l’être humain dans la pièce théâtrale « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » de Epaïnète ADJINAKOU.

La cruauté de l’être humain dans la pièce théâtrale « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » de Epaïnète ADJINAKOU.

La cruauté est le propre de l’homme : elle ne peut exister qu’avec la conscience de la souffrance qu’on inflige. Pourtant, elle est déshumanisante : comment accepter qu’il soit dans la nature humaine d’éprouver du plaisir devant la souffrance d’autrui alors que l’homme est par nature empathique ?

Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre plonge le lecteur dans l’univers de Monique, personnage principal de la pièce théâtrale. Une jeune fille dont l’activité principale génératrice de revenus est le travail du sexe. C’est donc dans cette activité qu’elle a fait la connaissance de Clément, un jeune homme qui s’adonne également à cette activité pour satisfaire ses besoins sexuels.

Au cours de leur relation amoureuse, Clément n’arrive pas à oublier le passé sale de Monique et finit par la renvoyer de sa maison. Par la force des choses, Clément a rencontré son ami d’enfance Juste, qui devient plus tard son patron de service. A cette rencontre, son ami s’est fait accompagner de sa prétendante épouse Monique. A l’occasion, Juste présenta son ami Clément à Monique, ignorant qu’ils se connaissaient déjà.

Gardant un très mauvais souvenir de Monique, Clément commence à faire du chantage à celle-ci à propos de sa nouvelle relation avec Juste et ceci à cause de son passé qu’il traite de déshonorant.

A cet effet, par plusieurs fois, Clément menace Monique de dévoiler son passé à Juste car il ne veut à jamais que son ami Juste se mette en relation avec Monique. (p.27-28). Il va jusqu’à lui proposer des rapports sexuels à fréquence de trois fois par semaine pour garder le secret. Cette demande remet en cause les propos de Clément qui prétend vouloir protéger l’image de son ami Juste. On comprend donc que son objectif est en réalité de récupérer son ancienne partenaire sexuelle.

Monique se retrouve ainsi dans un dilemme et finit par accepter la proposition, malgré ses paroles affirmant avoir quitté cette vie. Mais la méchanceté humaine s’intensifie dans cette pièce. Clément avait déjà tout prévu, et même l’appel au cours duquel il proposait le sexe à Monique se faisait en présence de Juste, afin de le convaincre du passé de Monique. Ce piège devenait une preuve de plus. Juste, bouleversé, insiste pour que l’histoire se déroule jusqu’à la fin.

Après cet appel, les deux amis se séparent. Monique, déterminée à tout dire à son mari, prépare un dîner. Cependant, Juste, dégouté et inquiet, refuse de manger seul. Il finit par manger en même temps que Monique. Elle lui confesse toute la vérité, espérant ainsi que leur histoire se termine. Mais au contraire, Juste choisit de lui pardonner et de l’aimer davantage.

La pièce dévoile une trahison d’un ami dans le foyer d’un autre. Au final, Juste renvoie Clément de l’entreprise. Cette situation met en lumière la cruauté humaine et les machinations d’un “ami” censé être loyal.

Cette présentation expose la cruauté et la manipulation d’un prétendu ami dans le foyer de son frère. Nous appelons donc à choisir nos camarades avec discernement et à toujours faire les choses par amour, jamais par force, comme nous le recommande Saint François de Sales. Nous devons nous aimer les uns les autres et savoir pardonner comme Jésus nous l’a demandé.

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